Mon interview dans l’Immanquable, janvier 2014

Un entretien réalisé par l’éditeur en chef Jean-Paul Moulin (que je remercie) pour le magazine BD L’Immanquable Hors-série N°8, Spécial érotisme, consacré au Kama-Sutra paru en janvier 2014.

EXTRAITS

Pour une sexulaité dé-tabouïsée

interview de Nathalie Giraud, sexothérapeute

Nathalie Giraud
L’exploratrice du plaisir au féminin

C’est à Paris (dans le 11ème, là où elle anime des séminaires Vulva Magnificat une fois par trimestre), que nous avons rencontré Nathalie Giraud, sexothérapeute et militante de la dé-tabouisation de la sexualité féminine.

Vous avez exploré en profondeur les pratiques sexuelles orientales , en particulier le Tantra Indien, quel a été votre premier contact avec le Kama Sutra ?

Je me souviens très bien du jour où mon amoureux du moment m’a offert un petit livre illustré, dont je ne me rappelle plus du titre exact, qui traitait du Kama Sutra. Les images ont eu sur moi un véritable effet mais en réalité je me suis immédiatement demandé pourquoi il souhaitait que je m’intéresse à toutes ces positions, est-ce qu’il y avait quelque chose qui le laissait insatisfait dans notre relation ? Ces images se sont gravées dans mon esprit et c’est seulement bien plus tard que j’ai compris que le Kama Sutra était bien plus qu’un catalogue de positions pour couples frustrés.

Du coup, c’est cela qui vous a donné envie d’aller chercher plus loin ?

Et bien non, pas du tout, j’étais à l’époque dans ce que j’appellerais la première période de ma vie amoureuse. Beaucoup de femmes cherchent d’abord à donner du plaisir à l’homme qui les a choisies. La culture dans laquelle nous avons grandi, les médias, la publicité, les contes de fée, mettent principalement ce modèle en avant. Du coup, beaucoup de femmes et de jeunes filles vivent une sexualité tournée vers le plaisir de l’autre plutôt que vers un plaisir qui leur appartiendrait.

…/…

Souvent, les femmes qui se posent ce genre de questions (sur l’orgasme) aiment leur mari et leurs enfants et leur vie, mais elles ont le vague sentiment qu’il leur manque quelque chose. Cette réalisation intervient la plupart du temps entre 40 et 50 ans.

J’aide ces femmes et ces couples à libérer leurs consciences en libérant leurs corps.

Vous êtes aussi la créatrice d’un des premiers sites de vente en ligne d’objets érotiques (www.pimentrose.biz) et d’un blog (nathalie.pimentrose.net) ?

Mon blog sur la sexualité m’est apparu comme une prolongation naturelle de ma démarche dès 2006. Cela peut paraître surprenant, mais la plupart des femmes ne connaissent pas vraiment leur corps, leurs parties intimes, par pudeur, par appréhension culturelle (« le pipi , le caca, c’est sale »). L’utilisation des sex-toys permet de partir à la découverte de ce corps intime. Le canard en plastique a beaucoup plus fait pour la sexualité épanouie de milliers de femmes que les plus grands gynécologues !

Cette ouverture à son propre corps est un thème récurrent sur votre blog …

Une femme va penser qu’elle est égoïste si elle s’occupe d’elle-même dans les moments d’intimité mais elle oublie qu’en ne s’occupant que de l’autre, en ne sachant pas recevoir, la relation est coupée. En s’enfermant dans une norme proposée par la société (maman, éducatrice, travaillleuse…) la femme/mère s’oublie elle-même.

Je suis une grande avocate de la masturbation, c’est vraiment le B.A.Ba de la lecture corporelle.

La vraie liberté c’est choisir de dire oui, oser dire non, mais aussi penser à demander.

…/…

Est-ce qu’il est possible de définir un orgasme féminin, il semble qu’il y en ait de différentes sortes ?

Evidemment, il y a d’abord une approche scientifique du phénomène, des contractions, des émissions, un changement de rythme cardiaque, mais c’est évidemment très réducteur. Peut-être que la meilleure façon de comprendre la vraie nature de l’orgasme, c’est de revenir à l’étymologie grecque (le verbe ο ρ γ α σ μ ο ́ ς, « être rempli d’ardeur »), c’est un bouillonnement intérieur différent du bien-être général ressenti dans un rapport amoureux sans orgasme. Il y a une force, une puissance dans l’orgasme qui remplit le corps.

Le fait est que quand on l’a vécu une fois, on sait le reconnaître à chaque fois, mais quand on ne l’a pas connu, c’est difficile de l’imaginer.

A priori, quand on se demande si ce qu’on vient de vivre était un véritable orgasme, c’est que cela n’en était pas un.

Quelles sont les clés pour cette découverte ?

Une femme qui souhaite explorer cette dimension a besoin de référents, cela peut-être une amie, un amant (ou une maitresse) qui surtout ne juge pas. Souvent, son compagnon sera sur la défensive et donc prompt à juger ou à agir d’une manière qui sera inconsciemment un jugement.

Un ou une thérapeute peuvent accompagner cette démarche, en couple ou individuellement.

Pour ces femmes, ce besoin de comprendre, de vivre, de faire l’expérience de cet état, peut vite devenir un besoin irrépressible, qui monte comme une sève, une source. C’est une envie d’être en Vie.

…/…

 

 

The reason why the left crown is to rolex replica watches avoid the crown in the palm side (rather than the arm side) when the Tag Heuer replica violent action is easy to scratch the back of swiss replica watches the hand, and there will be most of this consideration is uk breitling replica the military table, so today we In the market to replica watches uk see the few left crown table almost all military background.