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La fessée, acte érotique ?

Chez tous, les perceptions mentales et les sensations physiques créent un imaginaire plus ou moins développé autour de cette pratique érotique qu’est la fessée.

La fessée sollicite des récepteurs cutanés et musculaires profonds responsables d’une montée excitatoire. Les jeux de pression et de contraction des muscles fessiers et d’autres muscles du périnée en réaction au toucher de la fessée, concourent à l’excitation sexuelle. Elle se manifeste dans un second temps par une vasocongestion et une lubrification des organes génitaux externes. La fessée est assez « démocratisée » mais elle peut être « mythifiée », ce qui en fait une particularité des adeptes du SM. Ce qui est spécifique pour eux, c’est leur manière d’érotiser cette pratique, elle s’établit, certes, au niveau corporel à travers les jeux qu’ils réalisent, mais surtout à travers les émotions du « haut ».

Le côté cérébral est très présent dans l’élaboration de leurs fantasmes, notamment à travers la mise en scène : les décors, les jeux de rôles, les objets, les vêtements… et la fessée peut devenir un acte assez long si l’on en croit tous les rituels qui sont mis en place autour pour la sublimer… Leur but n’est pas la sexualité dans le sens où une grande majorité d’individus la voit mais plus comme une relation émotionnelle renversante, épuisante, bouleversante voire violente et non comme une recherche de la jouissance génitale.

Certains n’imaginent pas l’association de la fessée, vécue comme douloureuse, au plaisir. Une fessée peut être caressante, donner avec délicatesse mais la douleur, la soumission, tout comme l’humiliation impliquées sont des « contraintes » qui peuvent aussi provoquer une jouissance chez le receveur et l’administrateur. C’est là que se situe toute la complexité et la richesse de ces pratiques : c’est moins la pratique vécue qui est importante, que la manière dont elle est ressentie.

Chez tous, les perceptions mentales et les sensations physiques créent un imaginaire plus ou moins développé autour de cette pratique érotique. Il s’agit d’un jeu incessant d’informations entre le corps et le cerveau. Ne faut-il pas vivre dans son enfance ou à l’age adulte une première fessée pour “fixer” un premier senti corporel ?

Aucune pratique ne doit être recommandée par un sexologue ou sexothérapeute, la performance et la

Si un des deux partenaires est adepte, il peut amener son complice à cette pratique, en douceur, lui faire découvrir à travers ses propres ressentis corporels, fantasmagoriques, intellectuels…ce nouveau piment. En apportant des explications sur son désir, on peut avec une volonté délicate lui faire découvrir pourquoi et comment un acte pourrait devenir un partage…

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Nathalie Giraud Desforges

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