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Le fétichisme : frustration ou booster sexuel ?

Cela commence comme cela : “Nathalie, j’aurais un sujet de dissertation… Sauriez-vous nous expliquer ce qu’est “le fétichisme“, est-ce au final la traduction d’une frustration ou bien un booster sexuel ? Est-ce un évènement purement masculin ?

Ce à quoi je réponds : “Le fétichisme est un booster sexuel version entonnoir ! Car l’excitation est causée par une partie de corps seulement, une mise en scène spécifique, le port d’un vêtement particulier, un objet indispensable. Ce “particularisme” morcèle le désir. Sans lui point de désir ni de plaisir. Les fétichistes sont dépendants / accro à leur objet d’excitation. Ils ne se vivent pas frustrés mais leur partenaire le sont parfois s’ils ne partagent pas la même manie.

Nous sommes tous des fétichistes mais à petites doses et sans dépendance / addiction…

Too Much by Patrick Cornée


Ce qui amène un nouveau commentaire de mon interlocuteur : “Votre réponse est particulièrement riche en enseignements. Personnellement je ne saurais me classifier savoir où je suis, pas même si c’est quelque chose de complètement commun. En fait vous parlez des “vêtements” et je crois que c’est justement ça qui me plaît. Il ne s’agit pas des tenues qu’on imagine mais de quelque chose de plus subtile : j’aime le caractère moulant d’une tenue. Croyez-moi, que j’ai matière à être comblé vu la mode maintenant usuelle des jeans slim et plus récemment des pantalons imitation cuir. J’aime la silhouette féminine, le galbe des formes, la signature d’une femme. Attention, cela ne produit pas une excitation purement sexuelle mais juste une grande admiration. Enfin voilà, j’aime, j’adore et je l’assume.”

Merci à L.B. pour sa question. Le fétichisme le plus connu est celui des pieds, habituellement celui des dames, chaussés ou non, ongles vernis ou pas, en sandales ou en bottes etc… ! Et ce n’est pas qu’une pratique masculine. Les femmes aussi.

Alors déviance ou manie ? Classé en tant que déviance dans l’ouvrage intitulé Psychopatia-sexualis du docteur Richard von Krafft-Ebing (fin du XIXe siècle), c’est toujours considéré comme tel, s’il est absolument nécessaire pour cette personne d’avoir à toucher, voir, gouter, sentir etc… le pied de son / sa partenaire pour prendre son pied lors du rapport sexuel !

Photo crédit: Peinture de Patrick Cornée

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Nathalie Giraud Desforges

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