• nathaliegirauddesf

Sexualité Féminine ? une histoire de coeur

Tragique, pathétique, désespérée, est notre façon de faire l’amour et de la représenter. A regarder notre société et ses images, combien mon ventre peut être sur le qui vive ou en panne et mon cœur s’affliger. Un article de Diane Bellego.

“Comment être un bon coup sexuel ? Comment la (le) rendre folle ? Le truc imparable”. Sans oublier nos pubs et ses objets-femmes : pute, chienne et ravie.

Oui il existe aussi ces nounours embrassés, rassurants et régressifs, et … les tournantes, juste là dans la cave de l’immeuble voisin et la burka afghane juste… un peu plus loin.

Bien sûr, nous qui lisons ces lignes, ça ne nous concerne pas directement. Bien sûr… STOP.

Le temps est là pour chacun de nous. Oser reconnaître ce que nous générons. Oser réaliser ce qui nous est reflété de nous même, là devant nous.

Et dans l’intime écouter le chant qui monte des profondeurs. Entendre l’appel de la Terre en nous, en chacun de nous.

Cette Terre que nous maltraitons à l’extérieur qui se crispe en chacun de nous, et dans le vagin des femmes.

Terre conquise, polluée, creusée, vendue. On y fait même des expériences de fission nucléaire sur ses lieux hautement sacrés.

Terre intime, féminin présent en chacun de nous, homme et femme, femme et homme. Certes, que nous habitons différemment dans un corps d’homme ou de femme, cependant l’aventure est commune et indissociable.

Osons reconnaître que depuis le temps de nos écrits, quelques 5000 ans, nous avons expérimenté le masculin, jusque dans nos dieux jaloux, courroucés, et l’avons laissé reléguer, soumettre, démoniser le Féminin, la grande Déesse.

Notre sexualité en est le concentré, l’essence. Là est la rencontre et/ou la confrontation du masculin et du féminin. Là est l’invitation à la guérison, à l’alchimie qui permettra la vraie rencontre, à l’amour de laisser danser la vie.

Quelle est la sexualité proposée par le masculin ?

Une sexualité inconsciemment manipulée par la biologie, la reproduction où tous les efforts sont tendus vers le résultat, où tension, excitation, fantasme, frénésie se focalisent vers l’éjaculation ou ultime sophistication, son contrôle.

Ejaculation et orgasme même combat : y arriver – trouver le truc ou le point magique pour décharger la tension ; améliorer la performance – ça ressemblerait à une drôle de BD si ça n’était pas au détriment de l’amour. Le temps s’accélère vers le but, le faire, les mouvements s’emballent et le regard s’absente dans l’émotion, le corps se tend, les organes génitaux pénis et vagin se durcissent. Le geste, la caresse, la parole sont alors porteurs d’intention, de condition et non d’amour. L’être est résumé à ses organes génitaux, au mieux à des zones érogènes.

La femme s’échappe dans le