Je vous écris depuis mon jardin. Un véritable Eden ! Le soleil caresse ma peau, la sève monte, et quelque chose en moi danse avec le printemps.
Autour de moi, la vie déborde : les fraises rougissent, les tenues s’allègent, les corps s’ouvrent… Le mien aussi, à sa manière. Oui, même avec cette chère ménopause qui bouscule, transforme, questionne. Et peut-être, au fond, invite à une autre forme de liberté, dont j'explore les multiples facettes, quelles qu'elles soient...
Décembre arrive toujours comme une invitation. Une invitation à ralentir, à goûter, à savourer. À revenir au corps, au cœur, à l’intime; à cette part de nous qui sait reconnaître ce qui est juste, bon, nourrissant
Je regarde le temps qui passe avec un sourire complice. Oui, je vieillis. Mon corps change. Et pourtant, chaque jour je la ressens : l'énergie de joie, elle, ne vieillit pas. Elle circule, elle rit, elle vibre dans mes cellules comme une danseuse infatigable. La maturité n’éteint pas la joie — elle l’affine, la rend plus profonde, plus curieuse, plus précieuse. Le corps porte la joie. Le cœur aussi. Et cette source, quand elle est nourrie de conscience, d’écoute, de présence