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L’éjaculation féminine : Femmes fontaines

Dernière mise à jour : 18 janv. 2023

Article publié le 30/03/2011 et mis à jour le 18/01/2023


Les hommes ne sont pas les seuls à éjaculer. Et, tout comme les femmes bandent également du clitoris et des mamelons, celles-ci peuvent parfois avoir une éjaculation. Un article du sexologue, écrivain, Erik Rémès.


symbolique de la femme fontaine jaillissante avec une bouteille de champagne

Ainsi, elles pourraient dire « chéri, chéri, je viens, oulala, je vais cracher… ». Pour l’instant, cela ne se dit pas trop. De 0,5 % à 2 % des femmes présentent une éjaculation féminine spontanée.


Chez la femme, comme chez l’homme, l’éjaculation consiste en l’émission, au moment de l’orgasme, de liquide par l’urètre. Ce processus semble facilité chez les femmes par la stimulation du Point G.

Ce liquide n’a ni le goût, ni l’odeur, ni la couleur de l’urine. L’analyse chimique révèle deux substances, la phosphatase prostatique (une enzyme dont on pensait jusqu’à là qu’elle était essentiellement produite par la prostate de l’homme) et le glucose. Elle ne tache pas.


Le manque d’information peut rendre cette émission de liquide perturbante pour la femme ou le couple. Les attitudes pouvant aller du dégoût à l’extase, de la perplexité à la simple acceptation. Les femmes comme les hommes peuvent avoir des éjaculations nocturnes. Cette éjaculation, comme la réponse à la stimulation du point G, dépend beaucoup de la force du muscle pubococcygien. Le phénomène d’émission orgasmique est souvent rapporté lors des consultations de sexologies.

Les femmes ne sont généralement pas en mesure de préciser si ce liquide provient de l’urètre ou du vagin.

En général, la quantité de liquide expulsé atteint le plus souvent le volume d’une cuillère à café. Sur le plan chimique, cette éjaculation féminine, riche en phosphatase acide, a une composition qui se rapproche de celle de la partie prostatique de l’éjaculat masculin. On ne peut parler d’éjaculat puisqu’on ne trouve pas de spermatozoïdes, mais de fluide orgasmique. Il proviendrait des glandes périurétrales situées dans la portion distale de l’urètre féminin, dont les glandes de Skene sont les plus connues.


On a pu comparer l’urètre féminin à une arborescence sur laquelle serait branché un très grand nombre de glandes et de canaux. Cet ensemble constituerait un vestige embryologique du bourgeon qui donne naissance à la prostate masculine. L’éjaculation féminine apparaît souvent après un toucher digital ferme sur le point G ou un orgasme coïtal profond. Elle implique un état de relaxation total et une mise à contribution du corps dans son ensemble. Cela explique sa fréquence inférieure par rapport à l’orgasme clitorido-vulvaire.

Cependant, certaines femmes sont capables d’émission orgasmique à partir d’une stimulation clitoridienne isolée. Il semble bien que l’émission orgasmique chez la femme implique des contractions pelviennes intenses.

L’importance d’une bonne musculation des muscles périvaginaux est capitale.


Cependant, nombre de femmes très sensibles sur le plan érogène au niveau du point G, n’en émettent pas pour autant un fluide pendant l’orgasme. Il n’y a pas de parallélisme obligatoire entre ces deux processus.

La stimulation vigoureuse et rythmée d’autres zones vaginales, comme la paroi postéro-inférieure, notamment, peut aboutir, sans aucun attouchement clitoridien simultané, à un orgasme profond.


Posté par Erik Rémès

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Podcast de Nathalie Giraud Desforges, sexothérapeute et Jérôme Pasanau, journaliste

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