• nathaliegirauddesf

Nourriture et orgasme : suite !

Ayant l’esprit d’escalier, je ne peux m’empêcher de poursuivre sur les traces de Nathalie et vous raconter la suite des aventures de l’homo eroticus et de son assiette.

Cette fois-ci encore, les Français étant très savants sur le sujet, il faut une nouvelle fois franchir le Rubicon, en l’occurrence la Manche, pour en apprendre de belles sur les rapports entre sexe nourriture et érotisme, le sujet inspirant grandement nos cousins anglais après ceux du Milwaukee.

Glanés sur le site du Times, ces conseils (laborieux !) donnés par un… médecin, caution de sérieux s’il en est.

Hélas, son sérieux impossible de garder à la lecture de cet enfilage de perles éculées.

Citons en vrac : les asperges, spécialement quand elles sont trempées dans le beurre chaud (euh ? beurre chaud ?) et portées à la bouche avec les doigts sont si évidemment suggestives de sexe oral que personne ne peut leur denier leur caractère aphrodisiaque. Dont acte, avec mon meilleur pote je jure de ne plus manger mes asperges qu’au couteau pour qu’il ne croie pas à une invite.

Poursuivons cette énumération surréaliste : les bananes aussi, spécialement quand vous les décalottez avec précaution, prêtent à suggestion, même si leur forme courbe nécessite quelque effort de la pensée.

Je jure ici solennellement que tout ceci est écrit par un, heu, docteur !

Vient alors la référence aux bananes et concombres utilisés comme substituts de godemichés par un grand nombre de femmes avant que les vibros ne deviennent disponibles. Puis, c’est au tour de l’huître juste ouverte, du découpage de moule… non, pas de moule, justement!!!!! mais d’un oursin (expérience relatée avec un humour très british puisqu’il mentionne la possibilité de mourir si l’oursin est avarié !), d’entraîner notre auteur sur des voies érotiques. A ce stade, je me croirais plutôt dans un manuel de savoir vivre du 19e siècle que dans un article de fond sur orgasme et nourriture.

C’est à croire que les Anglais ont atteint un tel stade d’inculture sexuelle qu’il faut rebâtir les fondements… à moins que l’auteur ait écrit son papier à la suite d’un pari râté ou qu’il se fasse payer au mot, donc qu’il tire à la ligne. Je pencherais pour la deuxième solution, quoique l’ouverture sans cesse retardée d’une sex academy londonienne ne vienne glisser un doute dans mes certitudes.

D’autres substances non évidemment similaires aux organes génitaux peuvent entraîner la bougresse et le bougre en manque d’appétit sexuel sur les voies d’un érotisme torride : le vin, que les Grecs, etc. (car notre homme a de la culture) mais il met en garde contre les effets secondaires de l’alcoolisme ; le chocolat avec une référence aux Aztèques et là, ça devient du lourd quand on apprend que des scientifiques ont montré que le chocolat contient de la phenylethylamine qui stimule les mêmes hormones que celles donnant envie de faire l’amour. D’autres aliments contenant de la phenylethylamine sont également considérés comme aphrodisiaques : le fromage dans certains pays (même si ça fait une haleine de vieille braguette ?), dans d’autres ce sont les pommes, les tomates et les amandes qui, outre leur teneur en substances « érotogène » ont une vague ressemblance avec un organe sexuel !

Allez, aucun excès de table, nulle nourriture ne remplacera le désir !

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Nathalie Giraud Desforges

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